Cher lecteur,
Je vous invite à découvrir l'histoire de Paul Platone.
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, vous pourriez changer sa vie !
Bonne lecture,
L'auteur.
Cher lecteur,
Je vous invite à découvrir l'histoire de Paul Platone.
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires, vous pourriez changer sa vie !
Bonne lecture,
L'auteur.
Les premiers rayons du soleil printanier
venaient déjà caresser son visage. Son radio-réveil allait bientôt donner le coup d’envoi d’une nouvelle journée de travail qui s’annonçait bien remplie. Le silence régnait en alternance
avec les roucoulades d’un couple de pigeons biset qui avait élu domicile sous le toit de l’immeuble depuis quelques mois. Les restes de pain grillé que la vieille dame, qui occupait la chambre de
service du dessus, leur offrait chaque matin, suffisaient à faire de l’endroit un havre de bonheur pour les deux oiseaux. Comme tous les jours depuis plusieurs mois, Paul Platone se
réveilla le corps recouvert de sueur. La couette qui recouvrait son canapé-lit avait pivoté d’un quart de tour et glissé entre le clic-clac et le mur, signe d’une fin de nuit agitée. Le jeune
homme se redressa et s’assit sur le bord du matelas, tirant d’un bras l’édredon vers le centre du lit et se frottant les yeux avec les doigts de sa main restée libre. Il lui fallait quelques
instants pour reprendre ses esprits et faire la part des choses entre mauvais rêve et réalité.
Depuis la mort de ses parents, quelques jours avant les fêtes de fin d’année, le même cauchemar tourmentait ses nuits sans répit : Mary et Yann, le père et la
mère de Paul étaient étendus sur leur lit à baldaquin après avoir ingurgité tous les deux plusieurs comprimés de Trendate. Allongés sur le dos, leurs bras le long du corps, ils étaient immobiles.
Son père portait un costume gris parfaitement bien taillé, une chemise blanche avec des poignées mousquetaire et la cravate rouge foncé que Paul lui avait offerte à l’occasion de son dernier
anniversaire, une semaine auparavant. Sa mère était vêtue d’un chemisier en soie de couleur pourpre et d’une jupe portefeuille noire. Leurs pieds étaient nus. Le crépuscule, tamisé par des
rideaux, parvenait difficilement à éclairer la pièce. Les amants semblaient regarder tous les deux dans le vide, ou peut-être le plafond. Soudain Yann, le visage hagard, redressa son buste à
l’aide de ses deux bras et serra de sa main gauche la main droite de son épouse toujours inerte. Il s’adressa au portrait de son fils posé sur un chevalet à côté du bureau, et dessiné par un
artiste rencontré dans une des charmantes ruelles de la butte Montmartre un soir d’été lorsque l’enfant n’avait que dix ans :
« Paul, ta douce mère et moi sommes perdus. Notre combat s’arrête à cet instant. Mais tu peux encore y arriver. Je compte sur toi ! Je t’aime mon fils. Nous t’aimons tous les deux. Nous serons toujours présents à tes côtés, dans ton coeur. Adieu. »
Après avoir prononcé ce qui allait devenir
ses dernières paroles, l’homme à la chevelure grisonnante retomba brusquement en arrière, comme si son corps l’avait abandonné, et ne bougea plus jamais. Mary et lui venaient de succomber à un
arrêt cardiaque, main dans la main.
L’objet était recouvert d’une reliure de cuir marron foncé et un signet bleu était glissé entre deux des trois ou quatre cents pages qui devaient certainement composer l’ouvrage compte tenu de son épaisseur. Cependant Paul n’avait pas pu distinguer de titre, que ce soit sur la couverture ou sur le dos du livre.
Grâce à cet élément nouveau, les larmes habituelles du garçon avaient laissé place à un sentiment qu’il n’avait plus connu depuis longtemps : l’espoir.
« Il est 7h30. Tout de suite les informations présentées par Charles Dujardin, s’exclama l’animateur radio.
- Football : les clubs français ont enfin brillé hier lors de la troisième journée de Ligue des Champions … »
Paul aimait bien être réveillé par la radio. Ça lui changeait un peu les idées.
Il resta plusieurs minutes sans bouger sous la douche,
laissant le jet d’eau s’écouler sur sa nuque. Il essayait de ce souvenir s’il avait déjà aperçu le livre du vivant de ses parents mais il n’y arrivait pas. Existait-il vraiment ou était-ce le
fruit de son imagination ? Les autres éléments de décor de la pièce étaient si réels. Il devait en avoir le cœur net. Après sa journée de travail, il se rendrait dans l’appartement des
défunts.
Paul travaillait au sein de la direction des ressources humaines d’un grand groupe de médias, Major Channel. Il était en charge de la gestion d’une des filiales du groupe, soit environ deux
cents collaborateurs. Il exerçait son métier avec passion et dévouement. Quotidiennement, il appliquait la politique de l’entreprise à laquelle il adhérait tout en étant à l’écoute des salariés
et des représentants du personnel. Il essayait toujours de ne pas oublier que le mot humain faisait partie de la définition de son emploi : responsable des ressources humaines. Il éprouvait
énormément de plaisir à échanger avec l’ensemble des membres de l’organisation, directeurs, cadres, non cadres. Il partait du principe que pour optimiser le travail collectif, il fallait que les
individus soient professionnellement épanouis. Cela faisait bientôt quatre ans qu’il avait rejoint l’entreprise. Il se sentait bien dans cet environnement. Il n’imaginait pas sa carrière dans une
autre société.
Toutefois, la journée lui parut très longue. Il n’avait qu’une chose en tête : retrouver le livre. Après avoir terminé un entretien avec un candidat, il se précipita dans le métro qui le mènerait près de la résidence de ses parents. Huit stations. Une éternité. Station Vaugirard. Enfin. Une fois hors de la station, il remonta la rue en marchant à grandes enjambées, presque en courant. Pourquoi tous ces gens avançaient-ils si lentement ? Il trébucha en voulant éviter un petit chien qui se promenait tranquillement. Il n’aperçut qu’au dernier moment la laisse qui le liait à sa maîtresse et s’accrocha in extremis au rétroviseur d’une voiture garée le long du trottoir, évitant ainsi de tomber au milieu de la foule.
En arrivant devant le porche, il lui fallut quelques instants pour se rappeler la combinaison de chiffres qui composaient le code d’entrée, encore ému par la frayeur qu’il venait de connaître et la gêne que le regard amusé des gens lui avait causée. 817C3. Alors qu’il gravissait les marches deux par deux jusqu’au troisième étage, une vive inquiétude l’envahit peu à peu. Avait-il pensé à prendre les clés de l’appartement ? Il plongea sa main au fond de la sacoche qu’il portait en bandoulière. Non. Sa crainte était justifiée. Devait-il forcer la serrure ? Première idée irrationnelle qui lui traversa l’esprit. Après quelques secondes de réflexion, il sortit son téléphone portable de sa poche et composa le numéro d’Emma.
Bonsoir,
Suite à vos commentaires constructifs et encourageants, je préfère attendre avant de vous présenter la suite de l'histoire contrairement à ce qui était prévu.
Je vais me consacrer à la réécriture de la partie déjà publiée sur ce blog. Je compte vous présenter une nouvelle version ainsi que la suite du roman dès ce week-end. Je vous invite donc à
revenir sur mon blog dimanche 16 novembre.
Merci et à bientôt.